Installation d'un nouveau directeur général au CFI Imprimer Envoyer

Haïti: « Il nous faut un Centre de facilitation des investissements (CFI) capable d'opérer sur tous les marchés, avec une équipe polyglotte, compétente et dévouée. Une équipe de samouraïs, de nouveaux guerriers qui, à l'instar de ces héros japonais qui se spécialisaient dans l'art de la guerre et la littérature, se consacreront de nos jours à la facilitation, à la recherche et à la promotion des investissements », tels sont les propos du nouveau directeur général du CFI, Karl Jean-Louis, durant la cérémonie de son installation ce mardi.

« Dans les prochains 90 jours, je lancerai un processus visant à développer un plan stratégique et un programme de suivi-évaluation du CFI pour les quatre prochaines années », a annoncé le nouveau directeur général du CFI sous les yeux attentifs des ministres du Commerce et de l'Industrie, Wilson Laleau, des Affaires étrangères, Laurent Lamothe, du Tourisme, Stéphanie B. Villedrouin, de l'Agriculture, Hébert Docteur.

Karl Jean-Louis fait savoir que le CFI sera (sous son administration) une institution plus agressive et plus performante et apportera, entres autres, son appui à la diplomatie d'affaires qui permettra à Haïti de retrouver sa place dans le concert des nations tout en tirant le maximum des atouts des accords qu'elle a signés. Pour lui, l'heure est à l'action pour passer rapidement au partenariat public-privé dans le cadre de la reconstruction du pays.

Et pour renforcer l'institution, il promet de signer des protocoles d'accord avec les associations patronales, les universités, les institutions étatiques et les agences de coopération pour lancer un solide programme de formation du staff afin de rendre le CFI plus opérationnel et attentif aux besoins des investisseurs nationaux et étrangers. « A travers une politique de transparence, nous travaillerons avec la presse et nous utiliserons les moyens de communication pour rendre compte à la population de nos efforts et résultats », a-t-il insisté.

« Le CFI ne peut rien si la confiance en l'avenir du pays, dans la stabilité de ses institutions, si les politiques ne veulent pas redonner à l'économie sa place dans les préoccupations nationales. L'ambassadeur Guy Lamothe a porté le CFI sur les fonts baptismaux dans un contexte particulier. Cette institution a fait du chemin », a pour sa part déclaré le ministre du Commerce et de l'Industrie, qui a salué le passage de l'ex-directeur général au CFI.

L'ambassadeur Guy Lamothe, sorti des sphères de la diplomatie quand il été nommé, s'est exprimé en ces termes : « j'ai été nommé à la direction générale du CFI, je m'étais senti confortable, sur la simple base que mes expériences accumulées avec des gouvernements, des organismes et investisseurs étrangers de divers horizons, allaient me permettre de remplir convenablement ma mission. »

« En prenant les rênes de l'institution, j'étais loin de m'imaginer les multiples obstacles à surmonter pour accomplir ma mission. J'ai dû faire face à un état d'esprit routinier, obsolète, à des pratiques d'improvisation et d'irresponsabilité, à des compétitions inutiles, mesquines et sans aucun profit pour le bien public. On nous exige parfois de réaliser l'impossible pour pouvoir conclure à l'inutilité du CFI », a-t-il poursuivi.

 

Dieudonné Joachim

lenouvelliste