Restitution de la 1ère Étude Diagnostique sur l’Intégration du Commerce en Haïti

La première Étude Diagnostique sur l’Intégration du Commerce (EDIC) en Haïti a été diffusée par le Gouvernement haïtien, après un atelier de restitution de deux jours (24-25 septembre) regroupant près de 100 représentants de différents secteurs, tant publics que privés, de la vie socio-économique du pays. L’étude relève un important potentiel pour l’expansion de l’économie haïtienne, la diversification de ses exportations, et la réduction de sa dépendance aux importations de produits alimentaires, et propose un plan d’action pour accroître la compétitivité et la création d’emplois.

« Cette Étude Diagnostique sur l’Intégration du Commerce en Haïti est un outil important et stratégique pour les réformes qu’est en train de conduire le Gouvernement Martelly-Lamothe – et plus particulièrement le Ministère du Commerce et de l’Industrie –  afin d’améliorer le cadre des affaires en Haïti, augmenter significativement sa participation au commerce international, et faire d’Haïti un pays émergent d’ici 2030. Il nous reste encore à hiérarchiser les priorités définies par cette étude, à les traduire sous forme de plans sectoriels afin de les intégrer au Plan Stratégique de Développement d’Haïti, et, enfin, les mettre en œuvre avec l’appui des partenaires techniques et financiers », a déclaré le Ministre a.i. du Commerce et de l’Industrie, M. Wilson Laleau, lors de la clôture de l’atelier.

Parmi les secteurs économiques identifiés comme possibles moteurs de croissance, figure le secteur agricole. Il détient un potentiel d’exportation substantiel  à travers notamment le vétiver et autres huiles essentielles, la mangue francisque, les fruits de mer, le café, et les fèves de cacao. Sont mentionnés également l’industrie du textile, en plein essor et grand pourvoyeur d’emplois avec près de 90% des exportations, le tourisme ainsi que les services portés par les technologies de l’information.

La pleine réalisation du potentiel de développement de ces activités, indispensable à la création des emplois et à la réduction de la pauvreté, nécessite une  amélioration significative  du climat des affaires, la réduction des coûts de production par l’amélioration d’infrastructure et ceux des transactions commerciales, et la poursuite des politiques et réformes nécessaires à la promotion des exportations.

« C’est pour accompagner les efforts du Gouvernement visant à créer les conditions favorables pour optimiser les bénéfices du commerce régional et international, que le groupe de la Banque mondiale a accepté de coordonner la conduite de cette étude.  Cet appui s’inscrit dans sa stratégie globale de promotion du développement du secteur privé pour la croissance économique inclusive et créatrice d’emplois.  A cet effet le Groupe de la Banque mondiale appuie les actions du Gouvernement pour améliorer l’environnement des affaires, finance un investissement dans la croissance du secteur privé, et  vient aussi de lancer l’identification et la mise en œuvre d’un programme prioritaire de  facilitation des échanges, dans le but de réduire les coûts des transactions commerciales en Haïti », a déclaré Déo Ndikumana, l’Administrateur de la Banque mondiale en Haïti.

L’étude fait partie du Cadre intégré Renforcé pour l’assistance liée au commerce, un programme qui aide les pays les moins avancés à promouvoir leur croissance économique et à réduire la pauvreté, à travers  une meilleure  participation au commerce régional et international.  Les recommandations  sont intégrées dans une Matrice d’Actions, qui sert de base aux réformes et à la définition d’un programme  d’assistance technique pour qu’un pays puisse participer au commerce international et bénéficier de son potentiel de croissance et de réduction de la pauvreté.

Previous Le Ministère du Commerce et de l’Industrie appuie le développement de l’entrepreneuriat en Haïti

Leave Your Comment